Le rapport de réflexion Women Leading Climate Action en Ouganda, en Tanzanie et en République démocratique du Congo présente les expériences, les réalisations et les leçons tirées de l’initiative Women at the Centre of Climate Justice mise en œuvre par le Women’s International Peace Centre (WIPC) avec le soutien du Global Fund for Women et de l’Africa Climate Justice Movement.
Cette initiative visait à renforcer le leadership des femmes dans l’adaptation et la résilience au changement climatique en soutenant les femmes et les filles à conduire des solutions climatiques locales dans des communautés fortement touchées par la dégradation de l’environnement, la pénurie d’eau, l’insécurité alimentaire, les déplacements et la vulnérabilité économique.
En Ouganda, en Tanzanie et en République démocratique du Congo, les femmes ont mené des actions climatiques transformatrices combinant la restauration de l’environnement, des moyens de subsistance durables, la mobilisation communautaire et le plaidoyer. Ces efforts comprenaient le reboisement et la restauration des écosystèmes, l’éducation à la justice climatique, l’agriculture intelligente face au climat, la gestion durable des déchets, des alternatives aux énergies renouvelables telles que les briquettes et les foyers économes en énergie, des interventions pour l’accès à l’eau, ainsi que le renforcement de la participation des femmes aux espaces locaux de prise de décision.
L’initiative a également investi dans le renforcement du leadership des femmes au niveau communautaire et de l’action collective en soutenant des organisations dirigées par des femmes à travers des subventions, des formations, la mise en réseau et la construction de mouvements. Grâce à des approches pratiques et centrées sur les communautés, les femmes et les filles ont acquis des connaissances et des compétences pour répondre aux défis climatiques tout en renforçant leur résilience économique et leur influence au sein de leurs communautés.
Le rapport souligne également l’importance d’une action climatique portée localement, la valeur de la collaboration avec les leaders culturels et communautaires pour remettre en question les normes néfastes, ainsi que l’efficacité des approches d’apprentissage pratique pour promouvoir une durabilité à long terme. Il met aussi en évidence la nécessité d’intégrer le bien-être et l’autosoin dans l’activisme climatique, reconnaissant la charge émotionnelle et physique que le travail sur le climat et la consolidation de la paix impose souvent aux femmes dirigeantes et aux militantes.
Télécharger le rapport ici : Les Femmes au Cœur de la Justice Climatique en Ouganda, en Tanzanie et en République Démocratique du Congo_compressed